Le guide complet de ton bilan sanguin après 35 ans : les marqueurs précis à demander et les valeurs optimales à atteindre pour retrouver ta pleine vitalité.
Merci beaucoup pour cet article passionnant .Concernant la vit D , j ai lu qu il fallait atteindre 80 voir 100 pour les pathologies autoimmunes. Qu en pensez vous ?
Concernant la ferritinemie : quand elle est basse et qu il n y a ni pertes sanguines ni inflammation .Que faut il rechercher ? Le manque d acidite gastrique ?
Merci pour le retour sur mon article ! 🙏 Deux super questions:
Vitamine D & auto-immunité : tu as raison qu'il y a une piste, mais attention aux chiffres. En médecine fonctionnelle, la fenêtre « longévité » que je vise pour la plupart des femmes est 50–70 µg/L (= ng/mL). C'est le sweet spot entre bénéfices et sécurité. Les fameux « 80–100 » viennent surtout du protocole Coimbra, qui emploie de très hautes doses dans un cadre médical strict et supervisé (avec surveillance de la calcémie). Ce n'est pas une cible à viser seule à la maison : au-delà de ~100 µg/L, on entre en zone de surdosage (risque d'hypercalcémie). Si tu as une maladie auto-immune, monter plus haut peut se discuter, mais uniquement accompagnée par un·e médecin. Et pense à la vitamine K2 en parallèle, pour diriger le calcium vers les os et pas les artères.
Ferritine basse sans pertes ni inflammation, que chercher ? Excellent réflexe. Quand ni les règles ni l'inflammation n'expliquent, on regarde l'absorption et l'apport :
Acidité gastrique : tu vises juste. Le fer a besoin d'un estomac bien acide. Anti-acides (IPP), Hashimoto ou simplement l'âge peuvent créer une hypochlorhydrie qui plombe l'absorption.
Fer héminique ou non-héminique : le fer animal (héminique, comme la viande rouge et les abats) est absorbé à ~15–35 % et se moque des inhibiteurs. Le fer végétal (non-héminique, comme les lentilles et les épinards) plafonne souvent à 2–10 % et reste ultra-sensible à ce que tu manges avec.
Café & thé/matcha : leurs tanins et polyphénols bloquent massivement l'absorption du fer non-héminique. Décale-les d'1 à 2 h de tes repas riches en fer (ou de ton supplément). À l'inverse, la vitamine C (citron, kiwi) la booste.
Trempage & fermentation : légumineuses et céréales complètes contiennent des phytates qui séquestrent le fer. Les faire tremper, germer, ou passer par un levain libère bien plus de fer.
Si supplémentation il y a (jamais à l'aveugle, toujours après une prise de sang et avec un suivi), deux réflexes changent tout. La forme d'abord (le bisglycinate de fer, doux pour l'estomac et bien assimilé). Le rythme surtout : des chercheuses de mon ancienne université, l'ETH Zürich (Stoffel et al., Lancet Haematology, 2017), ont montré qu'une dose de fer fait grimper l'hepcidine, l'hormone qui bloque l'absorption, pendant environ 24 h. Résultat contre-intuitif : le fer un jour sur deux, en une dose unique le matin, est mieux absorbé que tous les jours, avec moins d'effets digestifs. Moins souvent, mais mieux.
Un dernier garde-fou : une ferritine vraiment basse et inexpliquée mérite qu'un médecin écarte une cause d'absorption (comme une cœliaquie silencieuse) ou de petites pertes digestives. Pas pour t'inquiéter, juste pour ne pas sauter l'étape.
Merci beaucoup pour cet article passionnant .Concernant la vit D , j ai lu qu il fallait atteindre 80 voir 100 pour les pathologies autoimmunes. Qu en pensez vous ?
Concernant la ferritinemie : quand elle est basse et qu il n y a ni pertes sanguines ni inflammation .Que faut il rechercher ? Le manque d acidite gastrique ?
Merci pour le retour sur mon article ! 🙏 Deux super questions:
Vitamine D & auto-immunité : tu as raison qu'il y a une piste, mais attention aux chiffres. En médecine fonctionnelle, la fenêtre « longévité » que je vise pour la plupart des femmes est 50–70 µg/L (= ng/mL). C'est le sweet spot entre bénéfices et sécurité. Les fameux « 80–100 » viennent surtout du protocole Coimbra, qui emploie de très hautes doses dans un cadre médical strict et supervisé (avec surveillance de la calcémie). Ce n'est pas une cible à viser seule à la maison : au-delà de ~100 µg/L, on entre en zone de surdosage (risque d'hypercalcémie). Si tu as une maladie auto-immune, monter plus haut peut se discuter, mais uniquement accompagnée par un·e médecin. Et pense à la vitamine K2 en parallèle, pour diriger le calcium vers les os et pas les artères.
Ferritine basse sans pertes ni inflammation, que chercher ? Excellent réflexe. Quand ni les règles ni l'inflammation n'expliquent, on regarde l'absorption et l'apport :
Acidité gastrique : tu vises juste. Le fer a besoin d'un estomac bien acide. Anti-acides (IPP), Hashimoto ou simplement l'âge peuvent créer une hypochlorhydrie qui plombe l'absorption.
Fer héminique ou non-héminique : le fer animal (héminique, comme la viande rouge et les abats) est absorbé à ~15–35 % et se moque des inhibiteurs. Le fer végétal (non-héminique, comme les lentilles et les épinards) plafonne souvent à 2–10 % et reste ultra-sensible à ce que tu manges avec.
Café & thé/matcha : leurs tanins et polyphénols bloquent massivement l'absorption du fer non-héminique. Décale-les d'1 à 2 h de tes repas riches en fer (ou de ton supplément). À l'inverse, la vitamine C (citron, kiwi) la booste.
Trempage & fermentation : légumineuses et céréales complètes contiennent des phytates qui séquestrent le fer. Les faire tremper, germer, ou passer par un levain libère bien plus de fer.
Si supplémentation il y a (jamais à l'aveugle, toujours après une prise de sang et avec un suivi), deux réflexes changent tout. La forme d'abord (le bisglycinate de fer, doux pour l'estomac et bien assimilé). Le rythme surtout : des chercheuses de mon ancienne université, l'ETH Zürich (Stoffel et al., Lancet Haematology, 2017), ont montré qu'une dose de fer fait grimper l'hepcidine, l'hormone qui bloque l'absorption, pendant environ 24 h. Résultat contre-intuitif : le fer un jour sur deux, en une dose unique le matin, est mieux absorbé que tous les jours, avec moins d'effets digestifs. Moins souvent, mais mieux.
Un dernier garde-fou : une ferritine vraiment basse et inexpliquée mérite qu'un médecin écarte une cause d'absorption (comme une cœliaquie silencieuse) ou de petites pertes digestives. Pas pour t'inquiéter, juste pour ne pas sauter l'étape.
Merci beaucoup pour toutes ces i formations .Bonne continuation